Pastizzi : bons à toute heure
Pâte feuilletée croustillante fourrée de ricotta (tal-irkotta) ou de purée de petits pois (tal-piżelli), vendue dans les boulangeries, aux guichets et dans les bars de village, et mangée à la main, sans assiette. Attention à la première bouchée : la garniture est brûlante et le feuilleté finit sur tes vêtements.
Pour beaucoup, le meilleur moment, c'est après une soirée. En sortant des clubs de Paceville, deux pastizzi chauds dans la rue arrangent presque tout. Certains endroits restent ouverts tard ou cuisent très tôt ; les horaires changent, renseigne-toi sur place.
Du pain avec tout : ħobż biż-żejt et ftira
Le ħobż, le pain local au levain à la croûte épaisse, est le point de départ. Pour le ħobż biż-żejt, littéralement pain à l'huile, on le frotte de kunserva, une pâte de tomate sucrée, puis on ajoute thon, câpres, olives et oignon. Ça se mange en maillot, sans couverts.
La ftira change selon l'île. Sur la principale, c'est un pain plat en anneau qu'on ouvre et garnit comme un sandwich, et son savoir-faire figure au patrimoine immatériel de l'UNESCO depuis 2020. Celle de Gozo est plus fine, avec pommes de terre, anchois et fromage, plus proche d'une pizza : goûte-la si tu passes une journée à Gozo.
Le lapin, de deux façons
Le stuffat tal-fenek, c'est du lapin mijoté au vin rouge avec tomate et ail.
La fenkata en est la version conviviale : d'abord des spaghettis à la sauce du ragoût, puis le lapin, frit ou mijoté, avec des pommes de terre. C'est très dominical, et le village le plus réputé est Mġarr (celui du nord-ouest de l'île principale, pas le port de Gozo du même nom). Ne prévois rien juste après.
Côté mer : lampuki et aljotta
Les lampuki, qu'on appelle ailleurs coryphènes ou mahi-mahi, se pêchent sous des radeaux de palmes, les kannizzati, et en saison tu les verras sur les marchés et les cartes. Ils se mangent frits avec une sauce tomate et câpres, ou dans la torta tal-lampuki, une tourte aux légumes et aux olives.
L'aljotta est une soupe de poisson légère avec beaucoup d'ail, de la tomate, du riz et des herbes : parfaite pour commencer le repas.
La table du dimanche : bragioli et timpana
Les bragioli sont de fines tranches de bœuf roulées autour de chapelure, d'œuf dur et de lard, puis mijotées en sauce.
La timpana, ce sont des macaronis au ragù, aux œufs et au fromage, cuits dans une croûte de pâte, un poids lourd des fêtes de famille. À éviter si tu danses dans les heures qui suivent.
À grignoter : bigilla, kapunata et ġbejniet
Beaucoup de cartes proposent une assiette mixte avec tout ça, pratique pour goûter plusieurs choses. Pour l'accompagner, vois notre guide des boissons et douceurs.
- Bigilla : purée de fèves sèches à l'ail, au piment et aux herbes, servie avec des galletti (crackers) ou du pain.
- Kapunata : ragoût d'aubergine, poivron, tomate, câpres et olives, cousine de la caponata sicilienne ; froide ou tiède en accompagnement.
- Ġbejniet : petits fromages ronds, traditionnellement au lait de brebis, typiques de Gozo. Frais en salade, au poivre avec un verre.







